Textes et images du bulletin du Syndicat d'Initiative des Petites-Dalles

1999




L'ÉCLIPSE DE SOLEIL
DU 11 AOÛT 1999
AUX PETITES DALLES


L'observation du phénomène

L'éclipse totale du Soleil du 11 août 1999 se produira aux Petites Dalles par le déplacement d'une zone de nuit quasi totale à 12h 20, heure légale en été en France.
Pour la majeure partie du pays, il s'agira d'une éclipse partielle. Mais dans une bande de territoire d'environ 110 km de large comprenant une partie de la Normandie, de la Picardie, du Nord-Pas-de-Calais, de l'lle-de-France, de la Champagne, des Ardennes, de la Lorraine et de l'Alsace, l'éclipse sera totale.
Elle se dirigera ensuite vers l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la Roumanie, la Serbie, la Bulgarie, la Turquie, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan, le Pakistan et l'Inde. Elle terminera sa course à la tombée du jour sur le golfe du Bengale.


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Comme n'importe quel objet éclairé par le Soleil, la Lune possède une ombre. Notre satellite naturel étant quasi-sphérique, cette ombre a la forme d'un cône. Et c'est la pointe de ce cône d'ombre qui, le 11 août 1999, va balayer une bande de 110 km de large du territoire français au nord de Paris avant de s'éloigner en direction de l'Europe centrale puis de l'Asie.
Au sol, le phénomène se traduira par le déplacement, à une vitesse moyenne de 2850 km/h, d'une zone elliptique de nuit totale qui touchera Cherbourg à 12 h 16 et quittera Strasbourg à 12 h 32 (ces heures correspondent à l'horaire d'été).
La durée de l'éclipse totale sera la plus importante pour les endroits situés sur la ligne de centralité, trajet de l'intersection de l'axe du cône d'ombre et de la surface terrestre.
Elle ira en augmentant légèrement d'ouest en est à Cany-Barville (SeineMaritime), elle sera de 2 m 13 s ; à Noyon (Oise), de 2m 15 s à Rohrbach-lès-Bitche (Moselle), de 2 m 19 s.
Elle décroîtra symétriquement de part et d'autre de cette ligne de centralité, pour devenir nulle sur les limites nord et sud de la bande de totalité. Audelà de ces limites, l'éclipse ne sera que partielle.
Partielle et totale
Une éclipse de Soleil est provoquée par la rencontre de la Terre et de l'ombre de la Lune. On peut distinguer dans l'espace, à l'opposé de la Lune par rapport au Soleil, deux zones :
L'éclipse est d'autant plus forte que l'on se trouve près de la bande de totalité et sa grandeur décroît symétriquement de part et d'autre de celle-ci.
Les éclipses totales, elles, sont exceptionnelles puisque mécanique céleste et statistiques nous apprennent qu'en un endroit donné de la surface terrestre on en voit en moyenne une tous les 370 ans. Ainsi, la dernière visible à Paris fut observée le 22 mai 1724 par le roi Louis XV âgé de quatorze ans et la prochaine n'y sera visible que dans la matinée du 3 septembre 2081 !
Leur rareté est regrettable car il s'agit là de l'un des phénomènes naturels les plus impressionnants qui soient. Se retrouver plongé, en pleine journée, dans un profond crépuscule permettant de voir les étoiles est déroutant et, pour certains, passablement inquiétant.
Ceci est d'autant plus spectaculaire que le phénomène est soudain : il se produit après que le disque solaire se soit amenuisé pendant environ une heure, disparaissant peu à peu derrière le disque lunaire seulement visible à cause de cette échancrure grandissante qu'il provoque sur le Soleil. Mais tant qu'il reste une petite partie de surface solaire -ce que les astronomes appellent la photosphère - il fait jour, même si la luminosité est atténuée. L'obscurité ne tombe, d'un seul coup, qu'au moment précis où disparaît la dernière parcelle de Soleil.
Le refroidissement de l'atmosphère est net. Durant les quelques minutes que dure l'obscurité, le disque noir de la Lune est perlé de rose vif - ce sont les protubérances solaires - et une large auréole argentée l'entoure c'est la couronne, source de l'intense lumière diffuse qui baigne tout notre système planétaire.
La frayeur éprouvée par les Anciens devant ce phénomène était sincère et compréhensible.
Aujourd'hui, une éclipse totale de Soleil permet aux astrophysiciens spécialistes de la couronne solaire de réaliser des observations d'un grand intérêt scientifique...

La couronne

La couronne, cette sorte d'atmosphère étendue qui entoure le Soleil, ne peut être observée que lorsque la totalité du disque solaire est cachée. La raison en est simple : elle est un million de fois moins lumineuse que la «surface» du Soleil visible dans le domaine optique (la photosphère) et reste noyée par la luminosité dc celle-ci tant que la moindre parcelle en est visible.
On sait que la couronne est constituée d'atomes ionisés à haute température (quelques millions de degrés C) et d'électrons qui sont éjectés par le Soleil dans l'espace interplanétaire (vent solaire). Ces éléments, lorsqu'ils parviennent au voisinage de la Terre, sont canalisés par le champ magnétique de celle-ci et peuvent provoquer des perturbations (les fameux «orages» électromagnétiques) et des aurores polaires.
La nature exacte de la couronne n'est guère comprise que depuis le milieu du XIXe siècle. Auparavant, cette auréole décrite par certains témoins d'éclipses était interprétée soit comme une illusion d'optique, soit comme une diffusion due à l'atmosphère terrestre, soit comme la manifestation d'une atmosphère lunaire.
La couronne n'est pas un halo homogène mais présente un grand nombre de structures caractéristiques comme les grands jets en forme de bulbes. L'apparition et l'évolution de ces structures coronales sont liées à l'évolution des champs magnétiques solaires montrant le cycle d'activité de 11 ans.
Les relations entre le vent solaire et l'environnement terrestre sont aujourd'hui l'objet d'une nouvelle science la météorologie de l'espace.

Les acteurs

Le Soleil

D'un diamètre de 1.392.000 km (109 fois la Terre) c'est l'étoile la plus proche de nous. La Terre tourne autour de cette étoile au rythme d'une révolution par an. Composé à 98 % d'hydrogène et d'hélium, le Soleil connaît en son centre une température de plus de 15 millions de degrés C. Celle-ci, liée à la pression énorme qui règne dans le noyau, entretient la fusion thermonucléaire qui est à l'origine de la lumière et de la chaleur qui parviennent jusqu'à nous, lesquelles semblent à l'origine de la vie sur Terre et sont essentielles à son maintien. Il s'agit d'une étoile moyenne de type G2V. Notre Galaxie, la Voie Lactée, renferme environ 200 milliards d'étoiles.

La Lune

Quatre fois plus petite que la Terre, c'est un satellite de notre planète autour de laquelle elle accomplit une révolution en 27,3 jours. Un hasard heureux veut que, 400 fois plus petite que le Soleil, elle soit aussi 400 fois plus proche de nous, ce qui grosso modo lui confère dans le ciel la même dimension apparente. En fait, sa distance à la Terre peut varier de 356 400 à 406 700 km, ce qui la fait apparaître tantôt légèrement plus grande, tantôt légèrement plus petite que le Soleil. Si une éclipse a lieu dans le premier cas, on assiste à une «totale» dans le second cas, il s'agit d'une «annulaire», ainsi appelée car un anneau de Soleil subsiste autour du disque noir de la Lune. C'est un beau spectacle, mais la luminosité de l'anneau solaire empêche de voir la couronne.

La Terre

Troisième planète en s'éloignant du Soleil, après Mercure et Vénus, c'est une sphère de quelque 12 700 km de diamètre. Son écorce est composée en majeure partie de silicates, puisque silicum et oxygène en représentent à eux seul 75 % du poids et 95 % du volume. Sa surface est aux trois quarts recouverte d'eau. Ses océans et son atmosphère qui lui donnent sa couleur vue de l'espace lui ont valu le surnom de «planète bleue». Son âge, comme celui des autres corps qui composent le Système solaire, est estimé à environ 4,65 milliards d'années.



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L'ASSAINISSEMENT COLLECTIF ARRIVE
AUX PETITES DALLES



Le Syndicat d'Alimentation en Eau Potable et d'Assainissement de la région de Valmont (S.A.E.P.A.) présidé par Hubert TIENNOT, maire de Saint-Pierre-enPort réalisera cette année des travaux d'assainissement aux Petites Dalles.
Le chantier devrait démarrer début avril, s'interrompre en juillet et août et reprendre en septembre. Tous les Dallais sont invités à situer sur leur terrain, dès que possible, à l'aide d'un piquet en bois l'emplacement et la profondeur souhaités pour leur boîte de branchement. Cette dernière sera posée gratuitement en limite de propriété.
Dans les chemins les plus étroits des fourreaux seront également enterrés dans la même tranchée que l'assainissement pour permettre, dans un proche avenir, la mise en soutterain des réseaux électriques et téléphoniques.
Nombreux sont les Dallais qui ont pris contact avec les Services de la Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt maître d'oeuvre pour cette opération. Un courrier a été adressé à tous les particuliers qui pourraient avoir des problèmes de raccordement avec une proposition d'emplacement figurée sur le plan.
Ces travaux, d'un montant de 7.500.000 F HT, sont subventionnés à 30 % par le Conseil Général et à 45 % par l'Agence de l'Eau. Le District de la Région de Paluel prend en charge le complément à la dépense subventionnable pour l'assainissement sur la commune de Saint-Martin-aux-Buneaux ainsi que les fourreaux E.D.F. et P. et T.
Les effluents seront traités à la station d'épuration de Saint-Pierre-en-Port qui reçoit également les effluents de Saint-Martin-aux-Buneaux et Sassetot-le-Mauconduit.

D. R. D .A. F.